Dans le cadre du projet de modernisation et de réaménagement de l’aéroport Nantes-Atlantique, l’État a exprimé la volonté de prendre en compte les enjeux de santé, en lien avec l’activité aéroportuaire, afin de répondre aux fortes attentes des acteurs du territoire autour de cette thématique. Dans ce contexte, en complément des mesures de bruit et de qualité de l’air dans l’environnement de l’aéroport, la direction générale de l’aviation civile (DGAC), en lien avec la préfecture de Loire-Atlantique, le groupement d’intérêt public Fonds de compensation Nantes-Atlantique (GIP FCNA) et l’Agence régionale de santé (ARS) Pays de la Loire, a sollicité plusieurs études auprès de l’Observatoire régional de la santé (ORS) Pays de la Loire.
Le projet d’observation de la santé des riverains de l’aéroport Nantes-Atlantique qui comprend plusieurs études a ainsi pour objectifs de :
partager des données objectives sur l’état de santé des riverains de l’aéroport avec l’ensemble des parties prenantes afin d’améliorer les connaissances sur leur santé,
comparer l’état de santé des habitants de territoires considérés comme exposés ou non aux nuisances (en lien avec le bruit des avions et la qualité de l’air) de l’aéroport Nantes-Atlantique.
En revanche, il ne vise pas à établir de lien de cause à effet entre les nuisances de l’aéroport et les problèmes de santé étudiés.
Il est mené en associant l’ensemble des parties prenantes dans l’orientation et le suivi de sa mise en œuvre au travers de sa gouvernance. Cette dernière comprend, notamment, un comité de suivi composé de six collèges représentants les différentes parties prenantes : État, collectivités, associations, habitants, professionnels et scientifiques.
Quel est le lien entre le bruit autour des aéroports et les effets sur la santé ?
Les éléments présentés ci-dessous sont extraits d’une synthèse de l’état des connaissances scientifiques existantes sur les liens entre le bruit émis par les avions et la santé, réalisée en 2024 par l’ORS Pays de la Loire.
Les effets du bruit des avions sur la santé
Les effets du bruit sur la santé sont de deux types : les impacts directs sur l’audition, et les effets extra-auditifs. L’impact du bruit sur la santé est dépendant du volume, mais également de la durée d’exposition. Les bruits environnementaux sont généralement mesurés à des niveaux inférieurs à ceux considérés comme nocifs pour l’audition, cette synthèse présente donc uniquement les effets extra-auditifs du bruit en lien avec une exposition au bruit des aéronefs.
Les effets extra-auditifs peuvent être classés en deux catégories :
- les effets subjectifs ou psychosociaux,
- les effets objectifs ou physiopathologiques.
Effets psychosociaux
Gêne
Le sentiment d’inconfort lié au bruit des avions est l’effet le plus documenté dans la littérature scientifique. La gêne augmente avec le niveau d’exposition et est dépendante de nombreux facteurs acoustiques, sociaux et personnels.
Parmi les bruits liés aux transports, à niveaux sonores identiques, le bruit du trafic aérien est perçu comme étant le plus gênant [1], [2].
Effets cognitifs
Chez les enfants, des difficultés d’apprentissage, de mémoire et de compréhension de la lecture sont liées à l’exposition au bruit des avions [3]. Bien que peu nombreuses, des études montrent des retards d’apprentissage qui semblent perdurer après la fin de l’exposition au bruit [4].
Effets sur la santé mentale et la santé perçue
Plusieurs études suggèrent, à travers la consommation médicamenteuse, l’existence de liens entre le bruit issu des transports et les troubles anxiodépressifs. En l’état des connaissances, le bruit du trafic aérien n’est pas associé à l’apparition de troubles mentaux chez les enfants. Il peut toutefois contribuer à un état général de stress et à la diminution du bien-être [3], [5].
Bien que peu de travaux aient étudié l’impact d’une exposition au bruit des avions sur la qualité de vie autodéclarée ou la santé perçue, l’étude DEBATS (voir Encadré 1.) a montré une association statistiquement significative entre un mauvais état de santé déclaré et une exposition au bruit aérien, mais uniquement chez les hommes [6].
Encadré 1. Étude debats (Discussion sur les effets du bruit des aéronefs touchant la santé) L‘évaluation des effets sanitaires de l’exposition au bruit des avions fait l’objet d’un programme de recherche lancé en 2012 et mené par l’université Gustave Eiffel : l’étude DEBATS. Elle conjugue différentes approches méthodologiques et a permis de réaliser une enquête auprès de plus de 1 200 riverains des aéroports de Paris Charles-de-Gaulle, Lyon-Saint-Exupéry et Toulouse-Blagnac. L’étude vise notamment à quantifier les effets du bruit des avions sur l’état de santé perçue, la gêne, la perturbation du sommeil, l’hypertension artérielle et le stress (via la mesure du cortisol). |
Effets physiopathologiques
Perturbations du sommeil
Une association entre exposition au bruit des avions et diminution de la quantité et qualité du sommeil est décrite dans la littérature. La part de personnes présentant une courte durée totale de sommeil est plus importante dans des zones d’exposition où le niveau sonore issu du trafic aérien dépasse 60 dB(A) (Lden). Le temps d’endormissement et l’efficacité de sommeil sont également moindres [7], les éveils nocturnes sont plus fréquents et les phases de sommeil modifiées chez les personnes exposées aux nuisances sonores des avions [5]. En plus des effets objectifs, le bruit du trafic aérien joue aussi un rôle sur les aspects subjectifs du sommeil : une baisse de qualité du sommeil, une humeur dégradée et de moins bonnes performances cognitives [8].
Le sommeil est une composante essentielle au bon fonctionnement de l’organisme.
À court terme, une somnolence, une baisse de l’attention et des performances cognitives sont observées en cas de manque de sommeil.
À long terme, les perturbations du sommeil auraient des effets sur la santé cardiovasculaire et dans le développement de troubles métaboliques, d’autant plus qu’il n’existe pas de phénomène d’habituation physiologique au bruit durant le sommeil [3], [4].
Troubles cardiovasculaires
De nombreuses études portent sur le risque d’hypertension artérielle. Ce dernier semblerait augmenter avec le niveau sonore des aéronefs mais les niveaux de preuve sont très faibles [9], [10]. D’après l’étude DEBATS réalisée sur des riverains d’aéroports français, le risque d’hypertension concernerait particulièrement les hommes, sans que les mécanismes expliquant la différence entre les hommes et les femmes ne soient complètement éclaircis [6], [11].
L’étude menée autour des aéroports de Paris, Lyon et Toulouse rapporte une association entre l’exposition au bruit des avions et la mortalité par maladies cardiovasculaires, notamment par cardiopathies ischémiques [12]. D’autres études spécifiques au trafic aérien sont nécessaires pour confirmer ces résultats et vérifier qu’ils ne sont pas biaisés par d’autres facteurs explicatifs (pollution de l’air, facteurs socio-démographiques par exemple).
Certains travaux de recherche s’intéressent spécifiquement aux effets du bruit des transports sur la santé des enfants et adolescents. Aucun effet significatif n’a été identifié à ce jour entre pression artérielle et bruit aérien chez ces derniers.
Troubles métaboliques
Quelques travaux se sont penchés sur les liens existants entre la nuisance sonore issue du trafic aérien et certains effets métaboliques comme la sécrétion d’hormones en rapport avec des situations de stress telles que le cortisol (hormone jouant un rôle sur la glycémie, le système immunitaire et la régulation du métabolisme), l’adrénaline et la noradrénaline, ainsi que le taux de cholestérol, le tour de taille, ou encore le diabète. Les résultats sont peu concluants ou contradictoires et les niveaux de preuve faibles [13].
En outre, les effets métaboliques pourraient être induits par une perturbation chronique du sommeil plutôt que directement causés par le bruit des avions.
Néanmoins, l’étude DEBATS a montré qu’une augmentation du niveau de bruit de 10dB(A) est associée à une diminution de la variation horaire de sécrétion de cortisol, effet physiologique considéré comme un marqueur de l’existence d’un stress chronique [6].
Troubles de la grossesse et issues défavorables de grossesse
Le nombre d’études s’intéressant aux issues de grossesse est également limité et peu spécifique à l’activité aéroportuaire.
Une nuisance importante associée au trafic routier pourrait augmenter les risques de prééclampsie et d’hypertension artérielle lors de la grossesse mais les études sont de faible niveau de preuve.
Les données sur les issues défavorables de grossesse (naissances prématurées, petits poids de naissance, anomalies congénitales…) sont insuffisantes pour conclure à un effet du bruit aérien [14].
Cancers
La contribution du bruit dans le développement de certains cancers, notamment du sein et de la prostate est évoquée dans la littérature. Cependant, ce risque a fait l’objet de très peu d’études, il n’est donc pas possible d’établir une relation causale [4].
Pour plus de détails, notamment sur la méthodologie et les références bibliographiques utilisées, retrouvez la synthèse de l’état des connaissances « Bruit des avions et santé » sur le site internet de l’ORS .
Bibliographie
[2] OMS Europe. (2018). Environmental noise guidelines for the European region. 181 p.
[3] Conseil national du bruit. (2017). Les effets sanitaires du bruit. 12 p.
Quel lien entre la qualité de l'air et les effets sur la santé ?
Les éléments présentés ci-dessous sont extraits d’une synthèse de l’état des connaissances scientifiques existantes sur les liens entre les polluants de l’air extérieur susceptibles d’être enregistrés aux abords des aéroports et la santé, réalisée en 2024 par l’ORS Pays de la Loire.
Effets de la pollution atmosphérique sur la santé
L’existence de liens entre pollution atmosphérique et santé est aujourd’hui scientifiquement établie. La pollution de l’air concerne l’ensemble de la population et est susceptible d’induire des effets sur la santé même à de faibles niveaux de concentration. Elle constitue ainsi un enjeu majeur de santé publique.
En France, il a été estimé qu’entre 2016 et 2019, chaque année, 40 000 décès étaient attribuables à une exposition à long terme aux PM2,5 [1]. En Pays de la Loire, plus de 2 500 décès seraient évités si la qualité de l'air était identique à celle des communes les moins polluées de France [2].
La pollution atmosphérique impacte principalement les fonctions respiratoires et cardiovasculaires mais est susceptible d’engendrer de nombreux autres effets selon la nature du polluant et la durée d’exposition. Certaines populations sont plus sensibles ou vulnérables à l’exposition à la pollution de l’air, du fait de leur âge, de leur situation socio-économique ou encore de l’existence préalable de pathologies (voir Encadré 1 ci-dessous.).
Les effets de la pollution de l’air sont communément différenciés selon qu’ils résultent d’une exposition à court ou long terme. Il est généralement considéré qu’une exposition à court terme est de l’ordre d’heures ou de jours, tandis qu’une exposition à long terme est de l’ordre de mois ou d’années.
Les études de la qualité de l’air effectuées à proximité de plusieurs aéroports français rapportent des concentrations de polluants globalement comparables à celles retrouvées en milieux urbain ou péri-urbain (selon les polluants) et ne permettent pas de montrer une influence notable de l’aéroport sur la qualité de l’air [3]–[8]. Les niveaux de polluants mesurés dans l’environnement d’un aéroport sont très dépendants du contexte urbain dans lequel il se trouve (voir l’onglet « Quelle est l’évolution de la qualité de l’air au sein de la plateforme et autour ? » pour les résultats des mesures effectuées à Nantes Atlantique). Les effets sanitaires potentiels attendus en lien avec ces polluants présents aux abords des aéroports sont ainsi comparables à ceux décrits dans la littérature pour les zones urbanisées.
Dans ce contexte, l’état des connaissances, en matière d’impact sur la santé (notamment sur les risques cardiovasculaires, respiratoires et de cancers), de la pollution atmosphérique d’une manière générale est présenté ci-dessous.
Risques cardiovasculaires
À court terme
L’exposition aux polluants de l’air, en particulier aux particules fines, augmente le risque de développer et de décéder d’une maladie cardiovasculaire.
Une mauvaise qualité de l’air est également mise en cause dans l’augmentation des risques d’infarctus du myocarde, d’hospitalisations pour insuffisance cardiaque, d’hospitalisations et de mortalité pour accident vasculaire cérébral [9]–[12].
À long terme
D’après les connaissances issues d’études scientifiques, une exposition à la pollution de l’air sur le long terme contribue à l’augmentation de la mortalité toutes causes et de la mortalité pour causes cardiovasculaires. Les particules fines augmentent le risque de développer une cardiopathie ischémique.
Une qualité de l’air dégradée pourrait également jouer un rôle dans le développement de maladies chroniques telles que l’athérosclérose et l’hypertension artérielle [9]–[12].
Risques respiratoires
À court terme
Une exposition aiguë à des polluants de l’air augmente le risque de mortalité prématurée pour maladies respiratoires, particulièrement chez des personnes déjà atteintes d’une de ces pathologies. Une augmentation du risque d’hospitalisations pour asthme, pneumonie et maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC)* est également observée.
Les personnes atteintes d’allergies et les fumeurs subissent des effets respiratoires exacerbés lorsqu’ils sont exposés à un air pollué [9]–[12].
À long terme
Une augmentation du risque de mortalité pour maladies respiratoires est constatée, ainsi qu’un risque accru de développement d’asthme et de MPOC. Une exposition chronique à des polluants peut conduire à une réduction de la fonction pulmonaire, à une inflammation chronique des voies respiratoires et à une réponse immunitaire accrue.
Chez les enfants exposés, la pollution accroît les symptômes d’allergie respiratoire, de bronchite et de respiration sifflante.
Les enfants, les personnes âgées et les personnes atteintes d’asthme sont de manière générale, plus vulnérables aux effets respiratoires induits par la pollution de l’air [9]–[13].
* Terme commun à plusieurs pathologies, dont la bronchite chronique et l'emphysème
Cancers
De nombreuses substances rejetées dans l’atmosphère par les activités industrielles, le secteur des transports et des phénomènes naturels sont classées comme cancérogènes avérées ou possibles par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ) : la pollution atmosphérique et les matières particulaires contenues dans la pollution atmosphérique, les gaz à échappement de moteur diesel, les COV, les HAP et des métaux lourds tels que l’arsenic, le cadmium et le nickel.
L’augmentation du risque de cancer du poumon est responsable du classement de ces substances par le Circ, mais des liens ont également été suggérés entre une mauvaise qualité de l’air et les cancers de la vessie, du sein, de la prostate, les cancers gastro-intestinaux, ainsi que des leucémies survenant chez l’enfant [9], [11], [18].
Troubles de la fertilité, pathologies de la grossesse et issues défavorables de grossesse
Une exposition à long terme à certains polluants atmosphériques pourrait entraîner des troubles de la reproduction.
En outre, la pollution de l’air pourrait à la fois contribuer à des complications durant la grossesse telles que la prééclampsie, l’hypertension artérielle et le diabète gestationnel, mais aussi à l’augmentation des risques de prématurité, de petit poids de naissance et de mortinatalité.
Des études tendent également à montrer une association entre pollution et malformations congénitales.
En plus d’une exposition in utero délétère à la santé de l’enfant, une exposition à la pollution atmosphérique lors des deux premiers mois de vie accroîtrait le risque de mortalité infantile [9]–[11], [18].
Autres effets
Certains autres effets de la pollution de l’air sur la santé ont fait l’objet d’études mais les preuves sont encore aujourd’hui insuffisantes pour établir un lien formel. C’est le cas pour les troubles métaboliques chroniques comme la résistance à l’insuline et le diabète de type 2, mais également pour des maladies neurodégénératives (Parkinson, Alzheimer, autres démences), troubles du développement neurologique (autisme, altération des fonctions cognitives…) et changements morphologiques dans le cerveau (diminution du volume cérébral et de la substance blanche et grise) [10], [11], [18].
Pour plus de détails, notamment sur la méthodologie et les références bibliographiques utilisées, retrouvez la synthèse de l'état des connaissances sur la qualité de l'air aux abords de aéroports sur le site internet de l'ORS.
Encadré 1. Populations vulnérablesCertaines populations présentent une sensibilité augmentée aux polluants et une moindre capacité à se protéger, du fait d’un système affaibli ou en développement. Les enfants sont plus vulnérables que les adultes car leur organisme est en cours de développement, des expositions délétères peuvent donc conduire à des dommages irréversibles. Ils sont particulièrement sensibles aux polluants de l’air car, en proportion, ils inhalent de plus grands volumes d’air [14]. Les personnes en situation de précarité socio-économique sont également vulnérables car souvent davantage exposées à la pollution et plus sensibles. Ainsi, les enfants au niveau de vie modeste, évoluant dans des communes ou des zones particulièrement polluées, ont plus de risques de naître prématurément et d’être touchés par des maladies respiratoires dans la petite enfance [17]. |
Bibliographie
[9] Anses. (2017). Les normes de qualité de l’air ambiant. Avis de l’Anses. Rapport d’expertise. 158 p.
[13] EPA. (2023). Basic Information about NO2. [Page web].
[14] OMS. (s.d.). Children’s environmental health. [Page web].
[18] Santé publique France. (2022). Pollution atmosphérique : quels sont les risques ?
Que sait-on de l’état de santé des habitants riverains de l’aéroport ?
Les éléments présentés ci-dessous sont extraits d’une synthèse rédigée à partir du rapport de l’étude réalisée entre 2024 et 2026 par l’ORS Pays de la Loire visant à comparer l’état de santé des riverains de l’aéroport à celui d’habitants de la région nantaise non exposés aux nuisances liées à l’aéroport, à partir d’une sélection d’indicateurs.
Objectifs et méthode
Cette étude a consisté en l’analyse d’une trentaine d’indicateurs issus de données médico-administratives décrivant des problèmes de santé pour lesquels la littérature scientifique évoque un lien possible avec le bruit des avions ou la pollution de l’air. Il s’agit :
de troubles du sommeil et de la santé mentale ;
de maladies cardiovasculaires ;
de troubles métaboliques (diabète) ;
de troubles cognitifs et neurodégénératifs ;
de troubles respiratoires ;
de certains cancers ;
ou encore de complications autour de la grossesse.
Elle porte sur une large sélection de troubles de santé et prend en compte des facteurs démographiques et sociaux. Mais elle ne permet pas de mesurer les troubles n’entraînant pas de recours aux soins, ni de tenir compte de facteurs comportementaux ou environnementaux, ces indicateurs n’étant pas disponibles dans les bases de données médico-administratives.
L’étude mobilise deux niveaux géographiques pour l’analyse en fonction des données de santé disponibles : une échelle individuelle et une échelle communale.
Elle compare des territoires considérés comme exposés aux nuisances de l’aéroport à des territoires non exposés, et à la moyenne nationale.
Principaux résultats
• En comparaison à la moyenne nationale, la santé des habitants des zones considérées comme exposées aux nuisances de l’aéroport est comparable, ou plus favorable pour la plupart des problèmes de santé étudiés. Une exception est toutefois observée pour les maladies coronaires, qui sont plus fréquentes dans les zones étudiées que la moyenne nationale.
• Par rapport à la zone considérée comme « non exposée aux nuisances de l’aéroport », pour une grande partie des indicateurs étudiés, les zones considérées comme exposées ne présentent pas de différence statistique notable.
Cependant, l’étude met en lumière des différences observées pour certains indicateurs de santé dans les zones considérées comme exposées.
Ces différences portent notamment sur :
des troubles du sommeil, surtout chez les femmes ;
des troubles cardiovasculaires : maladies coronaires chez les hommes (indicateur défavorable aussi par rapport à la moyenne nationale) et hypertension artérielle chez les femmes ;
le diabète, surtout chez les hommes (bien que non retrouvé à l’échelle infracommunale) ;
des troubles respiratoires chez les femmes.
De plus, pour certains indicateurs, dont les cancers, la taille réduite des populations étudiées et la faible fréquence de ces problèmes de santé, n’ont pas permis de conclure quant à l’existence ou non d’une différence entre les territoires.
Pour en savoir plus :